En France, le nombre de faillites d’entreprises a atteint un niveau historique inédit l’an passé

Faillites d’entreprises en France : pic inédit l’an passé

TL;DR : L’année passée a vu les faillites en France atteindre un niveau historique inédit avec 68 564 défaillances. La progression annuelle (+3,5 %) marque toutefois un ralentissement fin 2025. Les difficultés financières restent fortes dans plusieurs secteurs, mais la création d’entreprises et des signes de stabilisation laissent entrevoir un rebond possible en 2026.

Faillites entreprises France : panorama des défaillances en 2025

Les données publiées indiquent que la France a enregistré 68 564 procédures de défaillance sur l’année passée, un record récent cumulant liquidations et redressements. Cette situation illustre une tension durable de l’état économique depuis 2022, exacerbée par la hausse des coûts énergétiques et le contexte concurrentiel international.

Malgré ce total élevé, la dynamique s’est quelque peu ralentie à la fin de l’année : le nombre global est passé de 68 414 à 68 564 entre novembre et décembre, signe d’une stabilisation relative. Insight : le pic chiffré reste préoccupant, mais l’amplitude des variations mensuelles montre une possible décrue progressive.

Secteurs et tailles d’entreprises les plus touchés

La répartition des défaillances n’est pas homogène : si les micro-entreprises représentent la majorité des cas, les entreprises de taille intermédiaire et certaines grandes enseignes ont aussi subi des chocs. En décembre, on a compté 63 défaillances parmi les ETI et grands groupes, contre 58 en novembre, ce qui met en lumière une fragilité croissante au-dessus des petites structures.

L’exemple de la société fictive SARL Atelier Lemaire, fabricant de pièces pour l’automobile, illustre ces tensions : confrontée à la flambée des prix de l’énergie et à des appels d’offres perdus face à des fournisseurs à bas coûts, elle a dû réduire son carnet de commandes avant d’ouvrir une procédure préventive. Insight : les chocs sectoriels se transmettent rapidement aux entreprises de toutes tailles quand les marges sont comprimées.

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Faillites entreprises France : causes structurelles et conséquences sectorielles

L’augmentation des défaillances s’explique par plusieurs facteurs structurels. Parmi eux figurent la hausse persistante des tarifs énergétiques depuis 2022, la concurrence internationale (notamment asiatique) renforcée, et un climat politique et réglementaire qui a évolué à partir du milieu de 2024, pesant sur les décisions d’investissement.

Des entreprises emblématiques telles que Brandt, IKKS ou Casa ont fait l’objet de liquidations judiciaires retentissantes, révélant l’impact réel de ces facteurs sur des groupes pourtant connus. Insight : la combinaison de prix de revient en hausse et d’une concurrence agressive a fragilisé des acteurs historiques, multipliant les cas de défaillance.

Principaux facteurs explicatifs

  • Augmentation des coûts fixes et de l’énergie, réduisant les marges des PME et ETI.
  • Renforcement de la concurrence internationale, comprimant les prix de vente.
  • Climat réglementaire et politique instable depuis 2024, freinant la confiance et l’investissement.
  • Hausse des radiations : 457 000 radiations enregistrées sur l’année, soit une hausse de +50 %, selon AU Group et EY-Parthenon.

Ces éléments combinés expliquent l’ampleur inédite des difficultés financières observées. Insight : sans actions d’accompagnement ciblées, certaines filières pourraient connaître un repli durable.

Faillites entreprises France : créations, radiations et perspectives pour 2026

Le tableau n’est pas uniquement pessimiste. L’Insee rapporte plus de 1,16 million de créations d’entreprises sur l’année, soit une hausse de +4,9 %, ce qui compense partiellement l’onde de chocs des faillites. Le ratio global d’insolvabilité reste donc contenu malgré le record de défaillances.

Cependant, des fragilités persistent et plusieurs cabinets soulignent que les contraintes structurelles peuvent freiner un rebond durable. Les projections internationales, comme celles de Coface, prévoient une hausse mondiale des défaillances, ce qui renforce la prudence des acteurs économiques. Insight : le redressement est possible, mais il dépendra de la maîtrise des coûts et d’un soutien ciblé aux entreprises adaptatives.

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Mesures et indicateurs à surveiller en 2026

Plusieurs leviers peuvent favoriser le rebond des entreprises françaises : optimisation énergétique, montée en gamme, appui aux exportations et politiques publiques ciblées. Les professionnels du chiffre recommandent de suivre des indicateurs-clés pour anticiper les risques.

Indicateur Valeur (année passée) Évolution vs 2024
Nombre de défaillances 68 564 +3,5 %
Radiations d’entreprises 457 000 +50 %
Créations d’entreprises 1,16 million +4,9 %

Surveillance recommandée : marge opérationnelle sectorielle, dépendance énergétique, et taux d’ouverture de procédures collectives. Insight : ces indicateurs permettront d’identifier rapidement les secteurs à risque et d’ajuster les politiques de soutien.

Actions concrètes pour réduire le risque de défaillance

Pour illustrer, SARL Atelier Lemaire a engagé trois mesures : renégociation des contrats d’énergie, diversification des clients à l’export, et montée en valeur ajoutée des produits. Ces actions ont réduit son exposition et amélioré ses perspectives de trésorerie.

  1. Renégocier les coûts fixes et sécuriser les approvisionnements énergétiques.
  2. Investir dans l’innovation produit pour sortir de la concurrence par prix.
  3. Accroître les compétences commerciales pour conquérir des marchés à marge.

Ces actions simples peuvent, si elles sont menées rapidement, diminuer significativement les risques de défaillance. Insight : l’adaptation opérationnelle reste la clef pour transformer une crise en opportunité de consolidation.