Le Diplôme d’Expertise Comptable (DEC) demeure un passage incontournable pour les professionnels aspirant à exercer dans les domaines de la comptabilité et de l’audit. En 2025, l’analyse des résultats du DEC révèle non seulement les difficultés intrinsèques à cette formation de haut niveau, mais aussi l’évolution constante des profils de candidats et des exigences du jury. Des organismes tels que l’Ordre des Experts-Comptables et la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes veillent à maintenir un équilibre entre rigueur académique et pertinence professionnelle, garantissant ainsi la valeur de ce diplôme. À travers une étude approfondie des taux de réussite, des épreuves constitutives et des statistiques historiques, cet article propose un éclairage indispensable aux futurs candidats, aux formateurs, comme aux acteurs de La Profession Comptable.
Analyse détaillée des statistiques récentes du DEC : tendances et chiffres clés de la session de mai 2025
La session de mai 2025 du Diplôme d’Expertise Comptable s’est distinguée par un nombre record de candidats inscrits et une évolution notable dans le taux de diplômables. Sur 2 258 candidats présents, près de 45,7 % étaient considérés comme diplômables, un indicateur crucial pour évaluer la qualité des préparations et la pertinence des cursus délivrés par des institutions réputées telles que Fiducial, Intec CNAM ou COMPTALIA.
Le taux de réussite final s’est établi à 59,6%, traduisant une vive compétition et une exigence élevée. Parmi les diplômés, 614 ont réussi par la voie classique de l’examen, tandis que 15 candidats ont obtenu le DEC via la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), une modalité qui gagne en popularité pour les professionnels disposant déjà d’une expérience significative dans le métier.
La place de la VAE dans la dynamique du DEC
La VAE offre une alternative intéressante aux candidats qui souhaitent valoriser leur expérience professionnelle sans repasser l’intégralité des épreuves classiques. En 2025, 15 lauréats ont réussi cette voie, ce qui, bien que modeste en proportion, témoigne d’une reconnaissance grandissante de la compétence sur le terrain. Ce mode de réussite est soutenu par des organismes tels que COMPTALIA et la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes, qui facilitent l’accompagnement et l’évaluation des dossiers, garantissant ainsi une homogénéité des exigences malgré les parcours différents.
Statistiques comparées des sessions : évolution depuis 2001
Depuis 2001, les données relatives au nombre de diplômés montrent une certaine volatilité année après année. Pourtant, une tendance se dégage depuis 2012, avec une fourchette oscillant entre 1 000 et 1 300 diplômés annuels. Cette stabilité relative est mise à l’épreuve en 2024, année marquée par un pic de 1 485 diplômés toutes sessions confondues, illustrant l’adaptation progressive des candidats et des préparations aux exigences du diplôme.
Année | Nombre d’inscrits | Nombre de diplômés | Taux de réussite (%) |
---|---|---|---|
Mai 2025 | 2 258 | 614 | 59,6 |
2024 (toutes sessions) | 4 500 (estimation) | 1 485 | 65,8 (estimation) |
2012-2023 (moyenne) | Variable | 1 000-1 300 | Variable |
- La proportion de diplômables est un indicateur clé suivit notamment via ExpertSuivi, outil d’analyse des parcours.
- La session de mai 2025 affiche un taux légèrement inférieur au pic de 2024, illustrant les fluctuations annuelles normales.
- L’augmentation progressive des candidats inscrits témoigne de l’attractivité croissante du DEC.
Focus sur les épreuves du DEC : difficultés, moyennes et pertinence pédagogique
Le Diplôme d’Expertise Comptable se compose de plusieurs épreuves distinctes, chacune évaluant des compétences essentielles pour la pratique professionnelle. L’épreuve de déontologie et de réglementation professionnelle, bien que dotée d’un coefficient faible, reste un passage obligé qui reflète la connaissance détaillée des règles encadrant la profession.
Épreuve de déontologie et réglementation : une moyenne historiquement basse
En mai 2025, la moyenne de cette épreuve a enregistré un plancher remarquable avec un score moyen de 7,02/20, la plus basse depuis novembre 2010. Cette baisse significative interpelle les préparateurs et les candidats, notamment en ce qui concerne la distinction très précise attendue entre les règles applicables aux experts-comptables et celles des commissaires aux comptes, défendue rigoureusement par la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes.
Il est essentiel pour les candidats de comprendre que malgré un coefficient modeste, cette épreuve conditionne souvent le passage du seuil de qualification, car une confusion entre ces deux professions peut entraîner des échecs sévères.
Épreuve de révision légale et contractuelle : défis théoriques et cas pratiques
Cette épreuve exige une maîtrise approfondie des cas pratiques, avec notamment trois dossiers indépendants portant sur des thématiques variées :
- La nomination d’un commissaire aux comptes et les implications fiscales associées
- Les mécanismes d’augmentation de capital réservés aux salariés
- Les difficultés comptables et fiscales dans un contexte professionnel
Durant la session de mai 2025, 1 597 candidats se sont présentés et seulement 12,96 % ont atteint la moyenne. La majorité (54,23 %) obtenait une note comprise entre 6 et 10, signe d’une compréhension partielle. Par contraste, 32,81 % ont subi une note éliminatoire, particulièrement ceux qui ont négligé le troisième dossier, souvent perçu à tort comme plus simple.
Épreuve | Moyenne (mai 2025) | % Notes > 12 | % Notes Liminatoires |
---|---|---|---|
Déontologie | 7,02 | 15% | 50% |
Révision légale et contractuelle | 7,02 | 12,96% | 32,81% |
Soutenance du mémoire | 11,30 | 77,95% | 21,30% |
- Insister sur la rigueur des notions déontologiques et la distinction entre experts-comptables et commissaires aux comptes est primordial.
- La compréhension des mécanismes juridiques et fiscaux en révision comptable nécessite un accompagnement souvent proposé par Francis Lefebvre Formation.
- La faiblesse des moyennes souligne l’importance des préparations ciblées et l’apport décisif des plateformes telles que COMPTALIA ou Inté-CNAM.
L’importance de la soutenance du mémoire : un cap déterminant vers l’obtention du DEC
La soutenance du mémoire représente un jalon fondamental du parcours vers l’obtention du DEC. En 2025, 925 candidats ont franchi cette étape, un record pour une session de mai, reflétant une plus grande promotion qualifiée sur le marché.
Sur les 918 candidats qui ont effectivement soutenu, près de 78 % ont obtenu une note supérieure ou égale à la moyenne. La dispersion des notes, allant de 3 à 19 sur 20, illustre la diversité des niveaux et la nécessité d’un travail approfondi sur la méthodologie et la maîtrise des cas pratiques.
Paramètres clés de réussite à la soutenance
- Maîtrise du sujet : une compréhension approfondie et une capacité à synthétiser les enjeux comptables et juridiques sont essentielles.
- Expression et argumentation : la clarté de présentation et la capacité à défendre ses analyses devant le jury sont décisives.
- Construction du mémoire : la solidité du propos, l’appui sur des données réelles, et la qualité de la bibliographie renforcent considérablement l’impact du travail.
Les organismes dédiés à la formation au DEC, dont Fiducial et ExpertSuivi, jouent un rôle crucial dans le coaching et le suivi personnalisé des candidats, qui ont désormais accès à des outils numériques et à des modules spécifiques pour maximiser leurs chances de succès.
Nombre de soutenances | Notes moyennes | Taux de réussite (≥ 10/20) | Taux de notes éliminatoires |
---|---|---|---|
925 | 11,30 | 77,95% | 21,30% |
Les implications des résultats pour la Profession Comptable et les perspectives 2025
Ces données statistiques et analytiques confirment les enjeux qu’incarne le DEC dans le secteur comptable français. La formation au métier, l’accompagnement post-études et la mise à jour des savoirs sont au cœur des préoccupations des professionnels et des institutions telles que l’Ordre des Experts-Comptables.
L’évolution des taux de réussite oblige les acteurs à repenser les modes d’apprentissage et à favoriser des pédagogies innovantes. Par exemple, la collaboration entre plateformes comme Compta Online, Francis Lefebvre Formation et enfin les sessions DEC 360, favorisant un apprentissage hybride alliant théorie et pratique, apparaît comme une réponse adaptée aux exigences actuelles.
- La nécessité de renforcer la connaissance des cadres déontologiques, par exemple en partenariat avec la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes.
- L’importance de poursuivre le développement du suivi personnalisé via ExpertSuivi et des formations comme celles proposées par Intec CNAM ou Fiducial.
- Favoriser l’intégration des avancées technologiques pour enrichir les supports pédagogiques et améliorer la préparation aux épreuves.
Élément | Recommandations 2025 |
---|---|
Déontologie | Renforcement des formations spécifiques, clarification des différences métier |
Révision légale | Accent sur la pratique et les cas concrets + soutien méthodologique |
Soutenance mémoire | Coaching intensif et développement du numérique pour une meilleure préparation |
Pour les candidats désireux d’approfondir ces aspects ou de découvrir les modalités d’inscription et de préparation, plusieurs ressources sont à consulter. Le site https://www.bilancomptable.be/audit-expertise-comptable-candidats/ propose un panorama exhaustif des parcours et des conseils, tandis que https://www.bilancomptable.be/nouveaux-associes-fimeco-walter/ offre un regard actuel sur l’évolution des carrières au sein du métier d’expert-comptable.